15 septembre 2016

Votre location de vacances dans un authentique village cévenol

Dans une ruelle tranquille du village, vous apprécierez le calme de la maison, la vue imprenable sur la colline boisée, le chant des oiseaux et de la petite cascade au pied du jardin…

Renaud au bord du Naduel

Chantal et Renaud vous accueillent 
dans leur maison au bord de l’eau

Dans un authentique petit village cévenol, votre appartement avec entrée indépendante se trouve dans notre maison située dans une ruelle tranquille, juste avant la campagne et les potagers.
Vous occuperez le 1er étage (nous habitons le rez de chaussée). En sortant de la maison, un petit passage sous une voûte d'époque vous amène à votre petit jardin où vous pouvez prendre vos repas, vous reposer au calme ou descendre à la rivière par un bel escalier de pierre. 

Pour les amoureux de la randonnée, de nombreux chemins balisés sont accessibles au départ du village et des topos guides sont à votre disposition. 
Pour les amoureux de la baignade, la cascade de la Vis est à 15 minutes à pied en empruntant une promenade au fil de l’eau. Nous pourrons aussi vous conseiller d'autres points de baignade plus confidentiels. 


Vous trouverez à votre disposition :

  • deux chambres de 2 personnes chacune ;
  • le salon ;
  • la cuisine simple mais spacieuse : frigo, cuisinière, four, micro-ondes, cafetière électrique, bouilloire, table et fer à repasser ... 
  • la salle de bain et le WC ;
  • les draps et serviettes de toilettes ; 
  • le jardin juste pour vous avec votre accès direct au ruisseau et sa petite cascade.

Les petits plus :

  • Le calme du lieu ;
  • La vue imprenable du salon et de la cuisine sur la colline boisée et la rivière, paradis des oiseaux.
  • Le chant de la petite cascade au pied de la maison ;
  • Une bibliothèque avec un choix de livres variés.
  • Quelques CD pour l'ambiance musicale.
  • Nombreux dépliants et cartes touristiques.
  • Accès Wifi gratuit.
  • Vous pouvez nous confier votre linge pour une lessive.

Restrictions : Pour le bien-être de tous, l'appartement est non fumeur et nous ne pouvons pas accueillir vos amis à quatre pattes.

Dans le village :

  • une boulangerie épicerie 
  • une agence postale ;
  • trois restaurants : le Jardin d'Elise, les Clauzes, le Glacier de la Vis, voir les jours d'ouverture et les autres restaurants dans la rubrique "Pour vous restaurer" ;
  • tout autres commerces et services à 6km à Ganges.

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27 avril 2016

Baignade à la cascade

 

Cascade de la Vis

A 15 minutes à pied de la maison en empruntant une promenade au fil de l’eau, la rivière de la Vis offre, à côté de la cascade, un lieu de baignade bordé de roches en terrasses.

 

Visiter la région

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De nombreux sites touristiques sauront vous surprendre et vous divertir à moins de 40 mn de voiture de St Laurent le Minier.
Dans ce pays de calcaire, les paysages recèlent de multiples surprises... 
Sur les hautes terres règne la garrigue, un environnement typique né du pâturage des brebis et de l'exploitation forestière. Elle recèle un des écosystèmes les plus riches du monde méditerranéen. Sur les coteaux et au creux des vallons, elle cède la place à la Vigne, et parfois à l'olivier.
La Séranne, cette drôle de montagne qui barre l'horizon et culmine à plus de 900 mètres d'altitude, est née d'un ancien récif corallien! A ses pieds, l'Hérault, la Buèges et la Vis ont creusé de profondes gorges et des vallées secrètes. Même l'humble Lamalou a profondément entaillé la roche pour créer le Ravin des Arcs. 
Le Thaurac, solide plateau calcaire surplombant les villages de Laroque et St Bauzille de Putois cache la Grotte des Demoiselles, une véritable cathédrale souterraine!
Au nord de Ganges, les garrigues se font Cévennes : calcaire et chênes verts cèdent la place aux schistes et aux chataigneraies.

 

Le Cirque de Navacelles

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Le cirque de Navacelles attire chaque année 300 000 visiteurs, c'est l'un des lieux les plus visités du département de l'Hérault. Le canyon, creusé par la rivière Vis, offre un spectacle grandiose. Les gorges, très encaissées, coupent les plateaux calcaire du Blandas (Gard) et du Larzac (Hérault) sur une hauteur de 300m. Les géologues estiment que la Vis a mis 2 à 3 millions d'années pour se frayer un chemin dans le calcaire. En contrebas, la rivière s'écoule en cascade près du village de Navacelles, bâti aux abords d'un méandre asséché depuis 6000 ans. 
C'est du haut du causse de Blandas que la vue sur le cirque de Navacelles est la plus favorable. En venant de Ganges, suivre la Vis jusqu'au très beau village de Madières, puis prendre la route sur la droite qui monte à flanc de montagne en direction de Montardier. Une fois sur le causse, suivre la direction Blandas. (La direction de la table d'orientation du cirque de Navacelles est indiqué par des panneaux.)

 

St Guilhem le Désert

St Guilhem le Desert

L'histoire du village débute au VIIIème siècle. A l'époque, les quelques habitations qui occupaient le lieu se regroupent autour d'une abbaye: Gellone. C'est Guilhem, homme issu d'une puissante famille et lieutenant de Charlemagne, qui en est le fondateur. Suite au décès de son épouse, ce chef de guerre termine sa vie dans le jeûne et la prière au cœur d'une Nature faite de roches rudes et d'eau pure.
Trouvant ici son salut pour se ressourcer spirituellement, il fît de cette combe un haut lieu spirituel, un sanctuaire. En qualifiant de “désert” ce territoire, Guilhem faisait allusion à l'absence de l'homme et non de la végétation. 
Au cours des 12 siècles qui suivirent l'arrivée de Guilhem, les activités humaines se multiplièrent. Avec patience, les habitants du val de Gellone domestiquèrent les flancs du cirque de l'Infernet. 
L'élevage, l'agriculture, l'utilisation du bois firent régresser la forêt et naître la garrigue typique des zones méditerranéennes.
Les “garrigues” du pays de Saint-Guilhem-le-Désert, constituées de formations végétales diverses, recèlent une faune et une flore d'une diversité exceptionnelle. 

Huitième site historique français, le village est inscrit au patrimoine de l'UNESCO grâce à son abbaye. Il est aussi une des haltes principales des pélerins de Saint Jacques de Compostelle. Les richesses naturelles et culturelles du site attirent chaque année un flot important de visiteurs. Résidents, pèlerins, promeneurs cheminent ensemble dans les paysages de Saint-Guilhem-le-Désert.

Autour de la place, haut lieu de rafraîchissement l'été sous l'immense platane, de nombreuses échoppes d'artisans et des commerces proposant des spécialités locales.
Des ruelles typiques escaladent la colline. De jolies maisons de pierre vous invitent à remonter les ruelles et à entrer dans les boutiques des artisans qui exposent leurs oeuvres.
Des sentiers de randonnées grimpant à flanc de montagne offrent de superbes panoramas sur les alentours du village.

 

Le Pont du Diable

Pont du Diable

En venant à St Guilhem par St Jean de Fos ou Gignac et Aniane, arrêtez vous d'abord au pont du Diable, un des plus vieux ponts romans de France et inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
A l'entrée des gorges de l'Hérault, le vieux Pont du Diable traverse le fleuve en son point le plus resserré.
Accroché aux berges abruptes de la montagne, ce remarquable édifice résiste depuis bientôt 1000 ans aux colères des crues automnales, capables d'élever de 10 métres le niveau du fleuve. L'ouvrage fût construit vers 1030 et à frais partagés par les deux proches abbayes de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert) et d'Aniane qui contrôlaient jalousement les deux rives du fleuve. Le monastère Saint Sauveur d'Aniane et ses moines s'engageaient à payer les matériaux : pierre, chaux, sable, fer, plomb et cordes. L'Abbaye de Gellone et ses moines devaient pour leur part payer l'architecte et le maître maçon
Le pont connu sous le nom de Pont du Diable depuis le XIVème siècle, était anciennement appelé le Pont sur le Gouffre noir.
Si le coeur vous en dit, vous pourrez plonger. Sinon, une plage en aval de l'ouvrage à la sortie des gorges de l'Hérault vous invite à une baignade plus tranquille.

La légende : 
On raconte que le Diable venait défaire chaque nuit ce que les moines laborieux construisaient le jour. Guilhem (le futur saint) passa un accord avec celui-ci : l'âme de la première créature qui passerait sur le pont appartiendrait à Satan si il cessait ses destructions nocturnes. L'Oeuvre achevée les moines envoyèrent un chien à la queue duquel était attachée une casserole.... Fou de rage le Diable tenta en vain de détruire le pont et n'y parvenant point il se jeta par dépit dans le fleuve.

 

La Grotte de Clamouse

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Une des plus belles cavernes aménagées pour le tourisme non seulement de France mais encore du monde

Comme le Pont du Diable, la grotte de la Clamouse avec ses exceptionnelles concrétions est indissociable de St Guilhem. A visiter absolument.
Découverte depuis plus de 50 ans et malgré l'extrême fragilité de ses cristallisations, Clamouse a conservé une intégrité et une fraîcheur extraordinaires, en dépit d'une grande facilité d'accès en bordure de route et de l'environnement touristique de Saint-Guilhem-le-Désert.
Clamouse est riche en concrétionnements variés : stalagmites, stalagtites blanches et colorées, colonnes, coulées massives colorées en rouge, stalactites cristallines filiformes d'un blanc parfait ou aux formes les plus invraisemblables. Ici, l'eau continue patiemment son travail, la grotte se développe, les concrétions sont "vivantes".
On visite cette grotte hors du commun pour se plonger dans un véritable musée cristallographique, patrimoine inestimable du monde souterrain français et mondial.

 

La Grotte des Demoiselles

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C'est en contrebas du plateau calcaire de Thaurac que s'ouvre la grotte des demoiselles. Stalactites et stalagmites peuplent ces espaces mystérieux. Une gigantesque salle pouvant accueillir une cathédrale s'est construite au coeur du plateau. Les parois sont couvertes d'immenses orgues minérales, tandis qu'une vierge à l'enfant s'est figée depuis la nuit des temps dans l'obscurité. De savants aménagements ainsi qu'un funiculaire vous feront découvrir ce site exceptionnel. 
Le parcours emprunte, en toute sécurité, les traces des découvreurs : par "le pas du diable" et descend au cœur de la grande salle à 70 mètres sous le niveau du plateau du Thaurac.
Les légendes des "fées ou demoiselles", les anecdotes, les récits des découvertes scientifiques les plus récentes en matière de milieu souterrain naturel et de spéléologie vous accompagnent en passant entre les gigantesques coulées stalagmitiques, les hautes colonnes parfois translucides, et les stalactites étincelantes qui constellent la voûte, 52 m au-dessus de nos têtes. Le spectacle est total.
La grotte est connue de temps immémorial et a entretenu les contes et légendes du Languedoc. Elle servit de refuge aux camisards pendant les guerres de Religions et abrita des prêtres réfractaires pendant la Révolution et la Terreur.

 

Le Ravin des Arcs

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Le Ravin des Arcs, véritable canyon sculpté dans le calcaire, est le fruit d'un patient travail d'érosion du Lamalou. Cette rivière, que les premières pluies d'automne réveillent brusquement, a creusé là goulets, grottes et marmites de géant ainsi de magnifiques arches naturelles.
Le chemin emprunte le tracé du GR 60 (balisage rouge et blanc). Ce sentier de grande randonnée ayant été dédoublé, vous pouvez vous rendre au ravin et en revenir par deux chemins distincts.
En vous baladant, vous apprécierez les nombreux et divers points de vue, l'exceptionnelle diversité de la flore des garrigues et mille curiosités géologiques..
En bas le cadre est enchanteur. Il fait frais, il y a de la verdure, le bruit des cascades entre les gros rochers... et la baignade pour ceux qui le désirent ! 
Bien que cette randonnée soit considérée comme familiale, prévoyez de bonnes chaussures.

21 avril 2016

Le village

Saint-Laurent-le-Minier est un petit village cévenol avec trois rivières, une multitude de ruisseaux, trente et quelques ponts et passerelles, des cincles plongeurs, des martins pêcheurs, des cascades qui bouillonnent, trois cent soixante habitants, des anciens attachants, des enfants pétillants, des talents à foison...

10-Village

Pont du Jardin-22

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10-La cascade de la Vis

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18 avril 2016

Les ponts du village

Comment je suis tombée amoureuse du village

Chez ma grand-mère, il y avait une rivière avec un petit pont de bois tout modeste. De l’autre côté du pont, c’était le potager et, au bord de l’eau, une dalle de pierre où ma grand-mère à genoux, lavait le linge. J’ai passé presque tous les dimanches de mon enfance bretonne auprès de ce ruisseau. Sans doute est-ce un peu pour cela que j’ai toujours aimé les rivières et les ponts. Et sans doute aussi un peu pour cela que j’ai tout de suite aimé Saint Laurent le Minier. Car, si l'eau est omniprésente sur la commune, on peut dire que les ponts ne manquent pas non plus.

Pont carte

 

Combien de ponts à Saint-Laurent Le Minier?

Avant de m’installer ici au printemps 2007, j’avais lu quelque part que le village était riche de neuf ponts. Puis un peu plus tard, j’entendais parler de treize ponts. 

Quels ponts étaient comptabilisés, et sur quel périmètre ? Il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité. Et ma manie de collectionneuse m’a entraînée à tenter de répertorier cette passionnante facette du patrimoine de Saint Laurent. 

 

Commençons par le centre du village

Pont 1 à 4

1- “Pont de Chazal” ou “pont de la poste”, sur la Crenze. Il serait le plus ancien pont du village(*). Avant la construction des trottoirs qui longent la rivière, il y avait là, le “gourg de Chazal”: un trou où les enfants (et parfois les plus grands) se retrouvaient pour pêcher le “barbeau-camard”.

(*) Sans avoir pu établir une datation exacte, il semble que certains d’entre-eux ont été construits au XIIème ou XIIIème siècle mais peut-être avant puisque le village ainsi que la nef de l’église existent depuis environ l’an 1000.

2 - “Pont de la place du Jardin”, vers la rue Blanche, sur la Crenze. La place s’appelait autrefois “Promenade du jardin” en référence au jardin du Prieur qui se trouvait là.

3 - “Pont de la Fabrique”, sur la Crenze et le Naduel qui se rejoignent sous le pont. La Crenze passant sous une arche, et le Naduel sous l’autre. Au XVIIIème, la Fabrique était une bobinerie de soie. Et depuis plus de 20 ans, on y fait du cinéma d’animation.

4 - “Pont de la Mairie”, sur la Crenze. Il accède à la mairie et à l’école construite au XIXème quand elle fut rendue obligatoire par Jules Ferry. La mairie était jusqu’alors sur l’actuelle place du Poilu. 

Pont 5 à 8

5 - “Pont du Salet”, sur la Crenze. Il rejoint la place de l’amitié qui s’appelait autrefois la place du Salet. Mais, vers 1980, une délégation de femmes du village qui avaient l’habitude de s’y retrouver pour partager causeries, gâteaux et confitures, est allée voir le maire afin de donner à la place le nom de leur amitié. Dans le prolongement de la place, commence le sentier de l’Oiselette bordé par le valat (ruisseau) de Valdaunis. Et juste au début, à gauche, en contrebas de ce chemin, on peut voir une margelle de pierre où les femmes du quartier s’installaient pour laver le linge.

6 - “Pont du lavoir”, sur le Naduel(*). Le cadastre de 1840 indique le cimetière sur l’actuelle “place du lavoir” et une filature de soie à gauche, de l’autre côté du pont.

(*) Naduel de “nadeuil” (n’a pas d’œil) : terme régional pour nommer l’orvet fréquent à proximité de ce ruisseau, et qu’on prétendait aveugle sans doute à cause de la petite taille de ses yeux.

7 - Pont de Georges et Doreen (pont privé), sur le Naduel. Il y a quelques décennies, le pont menait à l’étable et au poulailler de l’autre côté de la rivière.

8 - Pont canal de Pascale (pont privé), sur le Naduel.

Pont 9 à 12

9 - Pont de Bernard et Nicole (pont privé), chemin des Horts(*), sur le Naduel. En aval du pont, la rivière se séparait en deux, formant un îlot de verdure où les enfants se retrouvaient pour se baigner.

(*) Chemin des Horts ou chemin de Zor ? “Chemin des Horts” semble s’imposer pour l’origine latine du mot “Hortus” = jardin potager. Et qui aurait probablement été raccourci en “chemin de Zor”. Certains disant même: “je vais à Zor”.

Un petit canal surplombe les potagers assurant leur irrigation tout au long du chemin, comme dans presque tout le village.

10 - Pont de Caféto (pont privé), chemin des Horts, sur le Naduel. Il se raconte qu’il n’y a pas si longtemps, le pont menait à la maison des ”Caféto” en raison du caractère matinal de ses occupants chez qui on pouvait boire le café tôt. La maison est aujourd’hui en ruines.

11 - Pont canal, chemin des Horts, sur le Naduel. Construit à l’origine pour acheminer l’eau puis élargi plus tard par une passerelle à mi-hauteur du pont. En contrebas, les jardins sont aménagés sur les traversiers (terrasses) jusqu’à la rivière.

12 - “Pont de Fiz” qui va chez Antoine (pont privé), sur le Naduel.

Pont 13 à 16

13 - Le “Pontet” (“petit pont” en occitan), sur un affluent du Naduel. Juste après le pontet, à gauche du banc et sous le “rocher de Bonhomme”, commence un sentier caché sous les arbres. C’est le chemin de “cure-boussot” : version occitane de “vide-gousset”. Le sentier est étroit, pierreux, accroché à la montagne. Mais je n’y ai vu aucune trace de filous, malandrins ni autres brigands de petits ou grands chemins. 

14 - Le dernier pont sur le Naduel. Il marque la frontière entre St Laurent et St Bresson.

15 - “Pont de l’allée du Château”, sur la Crenze.

16 - A la sortie du village vers le Château, sur le Razal. 

Certains ponts anciens présentent d’un côté une arche et un garde corps en pierre et de l’autre côté, une plate-forme de béton avec une barrière en fer, (exemple : les ponts 16 et 17 sur le Razal. C’est parce qu’ils ont été construits à l’origine pour laisser passer piétons et charrettes. La voie est devenue insuffisante au début de l’ère de l’automobile et a nécessité un élargissement.

Pont 17 à 20

17 - Route de la Combe, sur le Razal.

18 - “Pont du Brouilhet” sur le Razal.

19 - “Le Grand Pont” sur La Vis. Construit au XVème et XVIème siècle puis élargi au XVIIème pour créer les “refuges”. En amont du Grand Pont, la famille de Sarret, premier propriétaire du château, avait construit la “chaussée”(*) puis le pont canal, pour alimenter en eau le château, les jardins et leurs jets d’eau. L’eau était remontée ensuite du pont canal vers le château par l’intermédiaire d’une “meuse” (roue à godets) de 14 m de diamètre. 

Le château ayant été construit à la même époque que Versailles, les jardins ont été dessinés dans le style de Le Nôtre par un de ses élèves.

(*) Mur de retenue d’eau formant une digue ou une cascade. “Pensière”, “Paissière” ou “Païssaiere” en occitan. Ces chaussées jalonnent le cours des rivières du village. Elles ont été à chaque fois construites pour irriguer, produire de l’énergie par l’intermédiaire d’un moulin par exemple ou encore pour atténuer ou déplacer la force du courant afin de préserver la végétation.

20 - “Passerelle de la Papeterie”, sur La Vis. Le site de la papeterie a été exploité dès le XVIIème pour un moulin à papier créé par le propriétaire du château, puis transformé vers 1870 en moulinage de soie, et enfin, de 1925 à 1955, en atelier de la société des Mines des Malines.

Pont 21 à 24

21 - “Pont de Mange-Châtaigne”, sur La Vis. Juste avant le pont, on voit à flanc de montagne les vestiges d’une laverie de minerais (en service entre 1910 et 1926). Et plus en amont, il reste encore la terre rouge des bassins de décantations. 

22 - A l’embranchement vers Saint Bresson, sur la Crenze.

23 - “Pont du Mas du Pré” ou “Pont de Mr Salles” (pont privé), sur la route de Conduzorgues, sur la Crenze. Au XIXème siècle, le Mas du Pré était une filature de soie mise en service par André Salles.

24 - Route de Conduzorgues, sur la Crenze.

Pont 25 à 28

25 - Route de Conduzorgues, sur le ruisseau de Bonnaventure, affluent de la Crenze.

26 - Route de Conduzorgues, sur la Crenze. C’était la route empruntée jusqu’au milieu des années soixante par les mineurs de la Mine des Malines. 

La mine des Malines (“Maline” de “malh” : marteaux utilisés pour casser les minerais) était connue pour ses gisements de cuivre, fer, plomb argentifère et zinc et a été exploitée à différentes époques depuis l’antiquité et jusqu’en 1991. Les minerais étaient transportés jusqu’aux bords de la Vis par des chars à bœufs et plus tard par des câbles. Il y a eu jusqu’à 600 personnes à y travailler.A droite, on peut voir “la Digue” où les résidus de roche stérile se sont entassés à l’emplacement du Mas Crenze : un hameau de 3 ou 4 maisons.

27 - Avant l’embranchement de Saint Bresson-Montdardier, sur un affluent du Naduel.

28 - Route de Montdardier, dans le virage en épingle, sur un affluent du Naduel.

 

Depuis que j'ai écris cet article, l'inondation de septembre 2014 a détruit une partie d'entre-eux :
- le pont de la Fabrique (N°3)
- le pont du lavoir sur le Naduel (N°6)
- le pont de Georges et Doreen (pont privé) (N°7)
- le pont canal de Pascale (pont privé) (N°8)
- le pont canal sur le Naduel (N°11)  

Trois des ponts disparus.

Pont intro

 

Chantal Bossard